À la pointe de la mode !














Quoique protestant, et donc porté à l’austérité, Abraham Bosse fait montre d’un réel goût pour les vêtements et pour la mode. À une époque où les lois somptuaires tendent à restreindre l’usage des broderies et des dentelles, la précision de la technique de Bosse est particulièrement bienvenue pour rendre tous les détails d’un costume qui change chaque année, des plumes aux rubans.
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Le Courtisan suivant le dernier édit
Plusieurs édits ou ordonnances de Louis XIII ont tenté d’imposer aux hommes et aux femmes des vêtements plus sobres. Citons l’“Ordonnance du Roy pour reprimer le luxe et superfluité qui se voient dans les habits et ornements d’iceux” du 6 février 1620, la “Declaration du Roy portant reformation des habits et deffenses de porter passements d’or et d’argent et toutes sortes de dentelles de fil et point coupé” publiée le 29 décembre 1629 et l’ordonnance qui défendait aux sujets “de porter sur leur chemise, coulets, manchettes, coiffe et sur autre linge aucune découpure et broderie de fil d’or et d’argent, passements, dentelles, points coupés, manufacturés, tant de dedans que dehors le royaume” du 18 novembre 1633. Sans doute ces prescriptions n’étaient-elles guère respectées puisqu’il fallait les répéter régulièrement. Bosse a illustré ce thème par une suite de trois estampes, dont celle-ci est la première.
Le courtisan en occupe le centre dans une attitude élégante. Du geste il confie à son valet, pour les vendre à la friperie, son haut-de-chausses et son pourpoint brodés. Il ne porte plus qu’un haut-de-chausses tout simple et se permet un peu de fantaisie avec un pourpoint à manches fendues et un chapeau garni de plumes.
Dans la marge inférieure, 12 vers sur 3 colonnes : LE COVRTISAN SVIVANT LE DERNIER EDIT / Bien que sans mentir ie cherisse / D’auoir du clinquant dessus moy ; / Jl faut pourtant que j’obeisse / Aux defences qu’en fait le Roy. // Puisque le luxe m’incommode, / J’aprouue fort ce changement ; / Lacquay sers moy donc à la mode, / Et serre cet habillement. // LE LACQUAY / Sur ma foy cette broderie / Nà desormais plus d’entregent, / Si ce n’est à la friperie, / Où lon en tire de l’argent.
Bibliothèque nationale de France
La Dame réformée
Cette gravure se rapporte aux édits tendant à réformer la mode. Dans un intérieur cossu et bien décoré, une dame occupe le centre de l’image. Elle est assez élégamment vêtue. Elle porte un collier et des bracelets sur sa robe décolletée et ornée de passementerie. Debout devant un miroir, elle tient dans sa main gauche un éventail. Mais l’expression agacée de son visage et surtout le geste indigné de sa main droite expriment sa colère. Cet édit l’oblige en effet à renoncer aux ornements qui servaient “la nature pour en accroistre la beauté”.
L’adjectif “réformé” n’a ici aucun rapport avec la religion réformée à laquelle Bosse appartenait.
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Un laquais debout serre les habits de son maître
Cette gravure se rapporte aux édits tendant à réformer la mode. Elle fait suite à La Dame réformée. La parole est au laquais. Il ne semble pas concerné par le nouvel édit, car il est coquettement habillé. Même ses chaussures sont décorées à l’excès et ses gestes précieux prouvent son goût de l’élégance. On comprend, s’il aime l’affectation, qu’il souhaiterait recueillir les anciens habits de son maître. Ceux-ci reposent sur une table, tandis que le laquais tient dans sa main gauche les nouveaux vêtements, qui sont d’une grande sobriété.
En bas, à gauche : ABosse inven et fe., et à droite : le Blond excud. Auec Priuilege. Dans la marge inférieure, 12 vers sur 3 colonnes : C’est auec regret que mon Maistre / Quitte ces beaux habillements, / Semez de riches passemens, / Qui le fesoient si bien paroistre // Mais d’vn autre costé je pense, / Q’uestant auare comme il est, / Asseurement l’Edit luy plaist, / Pource qu’il regle la despense. // Je vay donc mettre dans le coffre / Tous ces vestemens superflus ; / Et quoy qu’il ne les porte plus, / Je ne crains point quil me les offre.
Bibliothèque nationale de France
Le Jardin de la noblesse françoise dans lequel se peut ceuillir leurs manières de vettements
Suite de vingt pièces représentant des hommes et des femmes à la mode, le plus souvent dans des paysages. La plupart sont de l’invention de Saint-Igny, mais certaines ne portent pas de nom et d’autres portent l’indication que c’est Bosse lui-même qui en est à la fois le graveur et l’inventeur.
Deux gentilshommes, appuyés à une balustrade, bavardent sur une terrasse, tandis qu’à leur droite rêvasse un hallebardier. Au-dessous d’eux s’étend un jardin agrémenté de parterres et de charmilles fréquenté par des promeneurs.
En haut, sur une draperie : Le Iardin de la Noblesse Françoise / dans lequel ce peut Ceuillir / leur manierre de Vettements / F. L. D. Ciartres excudit / Ao 1629 Auec Preuilege du Roy. Dans la marge inférieure : A PARIS chez Melchior Tauernier Graueur et Imprimeur / du Roy pour les Tailles douces demeurant en Lisle du / Palais sur le Quay qui reguarde la Megisserie a l’Espic d’Or / ABosse in. et fecit.
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Le Jardin de la noblesse françoise dans lequel se peut ceuillir leurs manières de vettements
Suite de vingt pièces représentant des hommes et des femmes à la mode, le plus souvent dans des paysages. La plupart sont de l’invention de Saint-Igny, mais certaines ne portent pas de nom et d’autres portent l’indication que c’est Bosse lui-même qui en est à la fois le graveur et l’inventeur.
En bas, à gauche : De St Jgny Jn., et à droite : A Bosse fecit.
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Le Jardin de la noblesse françoise dans lequel se peut ceuillir leurs manières de vettements
Suite de vingt pièces représentant des hommes et des femmes à la mode, le plus souvent dans des paysages. La plupart sont de l’invention de Saint-Igny, mais certaines ne portent pas de nom et d’autres portent l’indication que c’est Bosse lui-même qui en est à la fois le graveur et l’inventeur.
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Le Jardin de la noblesse françoise dans lequel se peut ceuillir leurs manières de vettements
Suite de vingt pièces représentant des hommes et des femmes à la mode, le plus souvent dans des paysages. La plupart sont de l’invention de Saint-Igny, mais certaines ne portent pas de nom et d’autres portent l’indication que c’est Bosse lui-même qui en est à la fois le graveur et l’inventeur.
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La Noblesse française à l'église
Suite de douze planches, dont le titre, chacune représentant un homme ou une femme à la mode à l’intérieur d’une église. Gravée par Abraham Bosse d’après Saint-Igny qui l’édite à ses frais, il n’est pas impossible qu’elle soit antérieure aux deux autres suites.
Dans la marge inférieure, à gauche : De S.t Igny jnuen et excud Cum Pri Regis, et à droite : Bosse jnsidit.
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La Noblesse française à l'église
Suite de douze planches, dont le titre, chacune représentant un homme ou une femme à la mode à l’intérieur d’une église. Gravée par Abraham Bosse d’après Saint-Igny qui l’édite à ses frais, il n’est pas impossible qu’elle soit antérieure aux deux autres suites.
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La Noblesse française à l'église
Suite de douze planches, dont le titre, chacune représentant un homme ou une femme à la mode à l’intérieur d’une église. Gravée par Abraham Bosse d’après Saint-Igny qui l’édite à ses frais, il n’est pas impossible qu’elle soit antérieure aux deux autres suites.
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La Noblesse française à l'église
Suite de douze planches, dont le titre, chacune représentant un homme ou une femme à la mode à l’intérieur d’une église. Gravée par Abraham Bosse d’après Saint-Igny qui l’édite à ses frais, il n’est pas impossible qu’elle soit antérieure aux deux autres suites.
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La Noblesse française à l'église
Suite de douze planches, dont le titre, chacune représentant un homme ou une femme à la mode à l’intérieur d’une église. Gravée par Abraham Bosse d’après Saint-Igny qui l’édite à ses frais, il n’est pas impossible qu’elle soit antérieure aux deux autres suites.
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La Noblesse française à l'église
Suite de douze planches, dont le titre, chacune représentant un homme ou une femme à la mode à l’intérieur d’une église. Gravée par Abraham Bosse d’après Saint-Igny qui l’édite à ses frais, il n’est pas impossible qu’elle soit antérieure aux deux autres suites.
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La Noblesse française à l'église
Suite de douze planches, dont le titre, chacune représentant un homme ou une femme à la mode à l’intérieur d’une église. Gravée par Abraham Bosse d’après Saint-Igny qui l’édite à ses frais, il n’est pas impossible qu’elle soit antérieure aux deux autres suites.
Bibliothèque nationale de France
Bibliothèque nationale de France , 2004