Académie universelle des Jeux

En dépit du renouvellement constant des interdictions, des centaines d’académies illicites voient le jour à Paris et dans les principales villes du royaume au temps des Lumières. Ces officines clandestines rassemblent les couches moyennes et supérieures de la société urbaine : joueurs professionnels, étrangers de passage dans la capitale, militaires, ecclésiastiques, voyageurs de commerce, se retrouvent autour des tables de pharaon et de biribi pour vivre le temps des émotions fortes. S’il est difficile de cerner avec une grande précision l’économie du jeu clandestin, on peut toutefois l’évaluer en se reportant aux procès-verbaux de perquisition, aux rapports des inspecteurs de police et de leurs mouchards, ainsi qu’aux interrogatoires des tenanciers et des banquiers.
À partir de 1654, la Maison académique puis l’Académie universelle des jeux au 18e siècle rassemblent les règles des différents jeux à la mode.
Mots-clés
Bibliothèque nationale de France
-
Date
1718
-
Lieu
Paris : Ed. Legras
-
Auteur(es)
Louis Liger (1658-1717), auteur
-
Provenance
BnF, bibliothèque de l’Arsenal, 8-S-16530
-
Lien permanent
ark:/12148/mm1292000744