Du G à l’écriture

Peut-être parce qu’elle est l’initiale du prénom Geoffroy, la lettre G sert de support à plusieurs digressions. Après l’habituelle présentation géométrique, dont on peut noter au passage la beauté graphique, Tory mentionne différents usages décoratifs de la lettre et évoque quelques prononciations dialectales : « L’affinité du G au C et du C au G est ung peu trop observée a Bourges dou je suis natif […]. Les picards […] pronuncent le G en aucunes dictions, comme en lieu de dire. Ma iambe est rompue […], ilz disent. Ma gambe s’est rompue… ». Le Champ fleury est de fait un document de première importance sur la variation dialectale à la Renaissance. Mais c’est surtout le rébus « G grand A petit » (j’ai grand appétit) qui ouvre une longue digression sur « l’escriture faicte par Images » appelée à se prolonger aux pages suivantes.
© Bibliothèque nationale de France
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Date
1529
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Lieu
Paris
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Auteur(es)
Geoffroy Tory et Gilles de Gourmont
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Description technique
Livre imprimé sur papier. 2o. Reliure en veau marbré, 18e siècle
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Provenance
Provenance : « ex libris sancti Joannis Carnutensis [Chartes ? ] 1709 » ; saisie révolutionnaire ?
BnF, département de la Réserve des livres rares, Rés. V. 516, f. 41v° -
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